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Marc Collat : "Nous aimerions être encore plus poussés par le public !"

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Après la déroute à Valenciennes, nous avons rencontré l’entraîneur clermontois qui est revenu pour nous sur la dernière défaite de son groupe. Il a aussi fait le bilan de l’état actuel des joueurs, l’organisation du travail à l’entraînement. Il a également évoqué la réception de Caen vendredi soir avant d’adresser un message aux supporters.
le 17 octobre 2005 par Alex , Bertrand

Comment sentez-vous vos joueurs après la défaite à Valenciennes ?
Il déjà passé plus de 48 heures, donc les joueurs ont digéré un tout petit peu la défaite. Ce n’est pas le cas pour l’entraîneur et le staff. On a fait un debriefing avant l’entraînement pour d’abord bien expliquer aux joueurs ce que l’on attend d’eux et surtout se servir à l’avenir des erreurs commises pour ne pas les reproduire et surtout que cela ne nous plombe pas lors des prochains matches.

Votre équipe ne marque pas et prend beaucoup de buts, êtes vous inquiet ?
Bien sûr que c’est inquiétant. En terme de points je pense que nous sommes à notre niveau, mais ce qui est inquiétant c’est notre proportion à prendre des défaites qui ne sont pas des défaites justes. Nous n’avons pas encore perdu un match 1-0, mais nous prennons plus des 3-0, 4-0 voire 2-0. Et ça c’est plus gênant, car on a l’impression qu’à un moment ou l’autre de la partie les joueurs lâchent mentalement.

Selon vous, le problème actuel est mental ?
Non, le problème n’est pas mental. A partir du moment où les événements ne tournent pas en notre faveur, les joueurs ont tendance à lâcher mentalement, nous l’avons vu encore à Valenciennes où l’on a fait l’essentiel du jeu en étant menés 1 à 0 et comme nous n’avons pas su ou pu marquer ce but qui nous aurait fait le plus grand bien , nous avons lâché, on a pris un deuxième but et même un troisième. Je dirai que dans ce genre de match, que l’on prenne un deuxième but parce qu’on prend des risques parce qu’on veut revenir au score, il ne s’agit pas d’en prendre un troisième.

Dans votre situation, sur quoi axez vous le travail : essayer de marquer des buts ou essayer de moins en prendre ?
Je dirais ni l’un ni l’autre, c’est surtout un aspect psychologique à savoir que les joueurs se prennent en charge, qu’ils acceptent la critique mais qu’ils acceptent également de s’auto-critiquer parce que lorsque nous sommes dans une situation comme la nôtre, forcément les choses doivent s’améliorer et cela passe par une autocritique de chacun d’entre nous.

Comment abordez vous la réception de Caen vendredi soir ?
Comme les autres matchs à domicile, un petit peu dos au mur, en sachant que les points que nous n’avons pas pris à l’extérieur, il faut les prendre à la maison avec le risque que l’équipe adverse joue le contre et nous prenne à notre propre jeu, c’est à dire qu’on va prendre le jeu à notre compte et on sait que dans ce genre de situation, l’adversaire en profite par des attaques rapides.

En ce qui concerne votre méthode de travail, comment s’organise une semaine d’entraînements ?
C’est relativement simple, on définit en début de semaine et parfois en début d’entraînement du travail qu’il y a à faire pendant la semaine. Généralement, en début de semaine il y a des séances partagées en plusieurs séquences. Petit à petit nous allons de plus en plus vers l’organisation du match par lui même. La dernière séance de la semaine, généralement le jeudi soir où l’on rentre en plein dans la préparation du match. Cela va crescendo et généralement le mardi est une grosse journée puisqu’on faisait jusqu’à aujourd’hui deux entraînements par jour. A partir de cette semaine, j’ai décidé de changer et de faire un entraînement le mardi matin et un le mercredi matin. Jusqu’à présent le mercredi était essentiellement réservé aux soins.

Pourquoi ce changement ?
Tout d’abord parce que nous allons rentrer dans une période un peu plus difficile où la récupération est moins évidente. La semaine dernière, le fait d’avoir fait deux entraînements dans la même journée, j’ai remarqué que les joueurs étaient assez éprouvés donc je pense que c’est mieux de faire un entraînement par jour, plutôt que deux entraînements dans la même journée et repos le lendemain, cela me paraît plus adéquate en ce moment.

En ce qui concerne le déroulement de la saison, on s’attendait à un début de championnat difficile vu le retard de la préparation mais finalement les points se sont enchaînés. Depuis, les résultats sont un peu plus mitigés ?
Je pense qu’en terme de points, nous sommes sensiblement à notre niveau. Ce qui est plus décevant est l’ampleur des défaites parce que je pense que ce n’est pas mérité, mis à part le match de Bastia où nous sommes complètement passés à travers. Pour les autres matchs, l’écart de buts qu’il y a eu n’est pas du tout mérité, d’autant plus que nous nous sommes créés des occasions. Cet aspect est un peu décevant mais en terme de points, on est aujourd’hui 14ème ou 15ème, à partir du moment où l’objectif du club est seulement le maintien, on ne s’attendait pas à ne pas jouer dans les cinq premiers. Ce qui nous arrive aujourd’hui est la résultante du tableau de marche qu’on s’est fixé. Nous savons que de toute façon, en fonction du groupe que l’on a, on ne peut pas viser autre chose que le maintien et les résultats que l’on a en ce moment le prouvent. Il est vrai aussi que l’on espére toujours un petit peu mieux surtout au regard des quelques matchs qui ont laissé beaucoup d’espoir. Il ne faut pas oublier qu’aujourd’hui nous sommes la seule équipe à avoir battu Sedan, ce n’est pas un hasard. Nous avons fait des bons matchs, nous avons battu deux fois Istres, nous n’avons rien à envier à certaines équipes qui sont devant nous. On a perdu 3-0 à Valenciennes, en voyant ce match, on ne peut pas imaginer que les deux équipes soient séparées de six points au classement. Cependant, il y a la réalité du jeu et du score. Il y a des équipes qui ont quatre occasions et qui marquent trois buts, comme Valenciennes, et nous, nous avons six occasions et ne marquons aucun but. C’est aussi le football !

Est ce qu’il y a une sorte de cran à passer pour l’équipe ?
Absolument ! Ce cran n’est pas une question de physique, de technique parce qu’aujourd’hui nous avons les occasions, nous avons des joueurs défensivement que certains clubs nous envient mais cela n’empêche pas que l’on ait une des plus mauvaises défenses malgré la qualité individuelle des joueurs, ce qui veut dire qu’aujourd’hui, les garçons doivent se faire mal, qu’ils aient un peu plus de rigueur et de détermination dans leurs inttentions avant les matchs parce qu’on ne pourra pas sauver tout le temps à la maison les points perdus à l’extérieur.

Avez vous un petit message à adresser aux supporters ?
Oui ! Nous avons vu à Valenciennes un réél public de supporters et pas de spectateurs. C’est vrai qu’ici on aimerait que le public nous soutienne de manière plus bruyante parce que l’on sait que c’est important, et pas uniquement quand on gagne parce que dans ce cas les joueurs n’ont besoin de personne. Il faut supporter surtout quand c’est difficile, c’est là qu’on voit vraiment les supporters et pas les spectateurs. Nous sommes satisfaits des spectateurs que l’on a, on regrette qu’ils ne soient pas plus nombreux, on voudrait qu’ils soient plus près de l’équipe ! On a remarqué qu’on a très peu de supporters à l’extérieur aussi et c’est certainement un petit manque. La configuration n’est pas non plus pour aider puisque le petit groupe se retrouve derrière les buts et bien souvent s’il pleut, ils ne sont pas abrités, ce n’est pas facile mais nous aimerions être encore plus poussés par le public !

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